
- Manifestation lors de la rencontre des premiers ministres du Canada à Ottawa, le 16 janvier dernier (photo : François Roy).
Les deux dernières récessions économiques qu’a connues le Québec, celles de 1980-1982 et de 1990-1992, ont toutes les deux provoqué une augmentation de 40 % du nombre de locataires engouffrant la moitié et plus de leur revenu en loyer.
Est-ce que ce sera encore le cas cette fois ? Comme personne ne peut prévoir avec certitude la durée et la profondeur de la crise, il est impossible d’en connaître les conséquences exactes. Chose certaine, elle en aura ! Les dizaines de milliers de personnes qui perdent présentement leur emploi sont à risque de se retrouver en défaut de paiement de leur hypothèque ou de leur loyer. Même si ce n’est pas le cas, la baisse de leur revenu les obligera inévitablement à en consacrer un plus haut pourcentage pour se loger et, pour ce faire, à couper dans leurs autres besoins essentiels.

